3 conseils essentiels pour réussir votre rachat d'entreprise

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Racheter une entreprise pour développer votre activité est une bonne idée. Mais vous devez toutefois vérifier que l'opération vous sera bien profitable. Nous vous donnons 3 conseils pour bien réussir votre reprise.

 

Évaluez l'entreprise ciblée

Avant toute chose, il vous faut évaluer la santé et le potentiel de l'entreprise que vous souhaitez reprendre. Vous avez pour cela besoin de réunir de nombreux documents, parmi lesquels :

  • un extrait K ou Kbis, auprès du RCS (Registre du Commerce et des Sociétés) ou du répertoire des métiers. Il recense toutes les modifications intervenues dans la vie d'une entreprise,
  • les statuts de l'entreprise, récupérables auprès du tribunal de commerce. Il vous renseigne sur la répartition du capital et les conditions de cession des parts,
  • les bilans, les annexes comptables et les comptes de résultats des 3 dernières années, au moins,
  • d'autres documents financiers comme les échéanciers des sorties de fonds prévues, les documents en rapport avec les crédits, à court et moyen terme,
  • le ou les baux commerciaux,
  • les contrats signés par l'entreprise (de travail, d'assurance, commerciaux…)…

 

Ils vous permettront de faire un état des lieux de l'entreprise dans plusieurs domaines. Vous pourrez évaluer le potentiel de l'entreprise sur son marché, sa compétitivité, sa rentabilité. Vous aurez également l'opportunité d'évaluer ses points faibles, comme une implantation malaisée ou des moyens matériels insuffisants. Vous pourrez ainsi calculer le montant des investissements à engager dès la première année.

 

Évaluez vos moyens financiers

Après un diagnostic rigoureux et complet, si vous comptez racheter effectivement l'entreprise visée, vous aurez besoin de fonds pour financer la cession. Vous devrez tout d'abord apporter des fonds propres, qui représentent au minimum 20 à 30 % de l'investissement total. Si les fonds de votre société ne sont pas suffisants, vous pouvez créer une holding à travers laquelle vous effectuerez la reprise. Cela vous permettra d'ouvrir le capital à des investisseurs extérieurs (business angels, fonds de capital-risque…), auxquels vous pourrez racheter les parts à terme.

 

Si vous ne souhaitez pas engager trop de fonds propres, vous pouvez avoir recours à l'emprunt, auprès de votre banque, naturellement, mais aussi auprès du cédant. Il peut accepter un échelonnement d'une partie des paiements. Cette méthode s'appelle le crédit-vendeur et permet de contenter les deux parties. Le vendeur peut ainsi vous demander un prix plus élevé, que vous pourrez accepter puisque vous n'aurez pas à tout payer en une seule fois.

 

Le crédit-vendeur peut également vous permettre d'obtenir plus facilement un prêt auprès de votre banque. En effet, le cédant montre ainsi qu'il a confiance dans vos capacités de repreneur.

 

Après le rachat...

Une fois le rachat effectué, il vous faut limiter au maximum la période de flottement. Plusieurs actions prioritaires sont alors à mener. Tout d'abord, si l'entreprise comporte des salariés, vous devez les rencontrer au plus vite, tous ensemble ou par petits groupes, pour leur expliquer clairement votre vision pour l'avenir de l'activité. Une communication claire permet d'éviter toutes sortes de spéculations.

 

Vous devrez également rassurer les fournisseurs de l'entreprise, ainsi que ses éventuels créanciers (si vous rachetez des parts sociales, vous reprenez également les dettes et les créances). Comme avec les employés, il vous faut les convaincre du bien fondé de la reprise et leur énoncer vos projets.

 

Enfin, les clients sont les plus importants. Quel que soit le type d'entreprise que vous reprenez, vous en êtes dépendant. Vous devrez alors les rencontrer, ou tout du moins les contacter, pour vous présenter et leur assurer que le niveau de service auquel ils ont l'habitude ne diminuera pas.

 

Yvan Brax, journaliste à La Tribune