5 conseils pour développer votre entreprise à l'international

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iStock Jirsac - Développer votre entreprise à l'international.jpg

 

Votre entreprise est bien implantée sur son secteur en France, mais vous voyez plus grand. Il est sans doute temps d'exporter votre activité, dans les pays limitrophes ou à l'autre bout du monde. Nous vous donnons 5 conseils pour réussir votre développement à l'étranger.

 

Prenez le temps d’étudier votre projet

Les ennemis d'un développement réussi sont l'improvisation et l'empressement. N'oubliez pas que sans votre activité en France, vous ne pouvez pas vous exporter. Il convient alors de ne pas jeter toutes vos forces dans la bataille et surtout de protéger vos acquis. Avant de se lancer, un diagnostic est nécessaire : avez-vous les outils de production adéquat et les collaborateurs suffisants pour répondre à cette nouvelle demande ? Avez-vous bien cerné les moyens logistiques, humains et financiers nécessaires ?

 

N'hésitez pas non plus à vous renseigner auprès d'entrepreneurs de votre secteur ou d'un secteur proche qui ont réussi le pari du développement à l'international. Ils pourront vous renseigner sur les bonnes et les mauvaises pratiques, et vous serez ainsi mieux préparé.

 

 

Ciblez les marchés clefs Pour bien exporter, il faut aller là où il y a un besoin. Vous devez alors repérer les zones géographiques à fort potentiel dans votre secteur d'activité. Pour cela, vous pouvez vous adresser par exemple à Business France, qui regroupe les chambres de commerces et d'industries à l'international (plus d'une centaine). Ils pourront vous donner des informations telles que la taille du marché visé ou le profil des concurrents locaux ou étrangers implantés là.

 

Adapter votre offreEnsuite, pour pouvoir entrer dans ce marché étranger, il vous faut adapter votre offre aux spécificités locales. Faites des tests auprès des potentiels consommateurs et écoutez leurs retours. Très peu d'entreprises peuvent se permettre de proposer un produit uniforme dans le monde entier, à l'image d'Apple. Ainsi, certains producteurs de sodas adaptent leur recette en fonction des pays visés.

 

Pensez au cadre juridique

Chaque pays dispose de son propre arsenal législatif, même s'il peut être proche du notre, comme en Union européenne. Il vous faut néanmoins en tenir compte avant de vous développer quelque part. Les normes de fabrication ou de distribution peuvent être différentes, tout comme les taxes, ce qui peut influer sur le prix de vente. N'hésitez pas à prendre contact avec des juristes spécialisés pour connaître toutes les spécificités de votre cible.

 

Externaliser ou internaliser ?

Pour distribuer vos produits ou services à l'étranger, vous avez le choix entre deux solutions. Vous pouvez les exporter directement, ce qui nécessite des investissements importants pour établir une chaîne logistique solide, mais qui vous permet de contrôler la distribution de bout en bout. Le partenariat avec une entreprise locale vous apportant son expertise sur l'environnement économique local est également à envisager.

 

Ou alors vous pouvez externaliser l'exportation en passant par une société de commerce international. Les coûts sont bien moindres et votre entreprise n'a pas besoin d'être physiquement présente sur place, mais vous ne contrôlez pas la distribution.

 

 

Pour vos aider dans cette phase de prospection :

BPI France à travers :

  • L'assurance prospection qui vous permet de soulager votre budget des éventuelles pertes que peuvent occasionner l'export. Elle comble l'écart entre vos charges et vos revenus en échange d'une prime.
  • le Prêt croissance international,: destiné aux PME et ETI créées depuis plus de 3 ans, il permet de financer une implantation à l'étranger de 30 000 à 5 millions d'euros. La somme est remboursable en 7 ans maximum, et un différé de remboursement de 3 ans peut être accordé,

 

Profitez des aides publiques

Il existe de nombreuses aides publiques et d'avantages fiscaux pour les entreprises françaises qui s'exportent. En voici les principaux :

  • Profitez de  l’accompagnement personnalisé par les experts de Business France, le réseau des chambres de commerces à l'international,
  • le crédit d'impôt à l'export : destiné aux PME, il permet d'alléger les dépenses de recrutement d'un salarié ou d'un volontaire international en entreprise (VIE). Il correspond à 50 % des frais engagés pendant les 24 premiers mois, dans une limite de 40 000 euros.

 

  • D'autres aides, octroyées par les collectivités locales (principalement les régions et les départements) sont disponibles. N'hésitez pas à vous renseigner auprès d'elles.

 

 

Yvan Brax, journaliste à La Tribune