Exportation : quelles aides pouvez-vous demander ?

journaliste à La Tribune

 

Vous souhaitez lancer votre entreprise à l'international pour développer votre activité. Il existe des aides à votre disposition, du crédit d'impôt export à l'accompagnement prodigué par Bpifrance.

 

L'accompagnement de Bpifrance : pour toutes les entreprises

Bpifrance, la banque publique d'investissement française, propose à toutes les entreprises françaises un accompagnement spécifique, destiné à les aider dans la prospection des marchés internationaux. Il s'agit de conseils prodigués par des spécialistes du sujet, qui vous guident dans chaque étape du processus, de l'identification des opportunités à la conclusion de commandes, en passant par la rencontre de potentiels clients et partenaires.

 

L'institution propose également des emprunts qui profitent non pas à votre activité, mais à vos clients. Le crédit export, par exemple, permet de financer l'achat par une société étrangère de biens ou de services proposés par votre entreprise, entre 5 et 25 millions d'euros remboursables en trois à dix ans. L'apport doit atteindre au moins 15 % du montant total. Il peut prendre deux formes :

  • le crédit acheteur : Bpifrance accorde directement le prêt à votre client,
  • le crédit exportateur : vous accordez vous-même le prêt à votre client, puis Bpifrance vous rachète la créance.

 

Un prêt Bpifrance destiné aux PME

Le prêt Croissance International est lui destiné aux PME et aux ETI (entreprises de taille intermédiaire) en activité depuis plus de trois ans. Il permet de financer les investissements immatériels, les opérations de croissance externe, l'augmentation du besoin en fonds de roulement engendrée par le développement de l'activité, ou les investissements réalisés par l'entreprise pour ses besoins propres.

 

Son montant varie de 30 000 à 5 millions d'euros par financement, avec un encours maximal de 15 millions d'euros. L'emprunt ne peut dépasser les fonds propres de la société. La durée de remboursement est fixée à sept ans, à taux fixe, avec la possibilité de ne commencer les échéances qu'à la troisième année.

 

Aucune garantie réelle n'est demandée. Seule une retenue de 5 % du montant du prêt est effectuée sur les fonds propres de l'entreprise. Enfin, pour tout emprunt supérieur à 150 000 euros, il doit être associé à un autre type de financement au moins égal, qu'il s'agisse d'un crédit bancaire ou d'un apport en capital.

 

Le crédit d'impôt export : pour le recrutement à l'étranger

Pour encourager les petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE) à se développer à l'international, l'État a mis en place le crédit d'impôt export, qui permet de réduire les dépenses de recrutement d'un salarié ou d'un volontaire international en entreprise (VIE) dont la mission consiste à exporter des services ou des marchandises. Vous pouvez ainsi déduire de votre imposition la moitié des dépenses engagées pendant 24 mois, dans la limite de 40 000 euros.

 

Les dépenses éligibles sont les suivantes :

  • les frais de déplacement et de logement liés à la prospection commerciale à l'étranger,
  • les dépenses de recherche sur les marchés et les clients potentiels,
  • les dépenses de participation à des foires et des salons, et plus généralement les dépenses de publicité des biens et services de l'entreprise,
  • les indemnités versées à un VIE,
  • les dépenses engagées pour des conseils d'opérateurs spécialisés dans le commerce international.

 

En termes déclaratifs, vous devez inscrire le montant du crédit d'impôt sur le formulaire de relevé de solde de l'impôt sur les sociétés. Le détail des dépenses éligibles doit être reporté sur les formulaires 2079-P-SD et 2069-RCI-SD.

 

Les réseaux Business France et CCI

Pour vous accompagner à l'étranger, vous pouvez vous appuyer sur les réseaux constitués par les Chambres de commerce et d'industrie françaises à l'étranger et les bureaux de l'organisme Business France. Elles proposent un accompagnement similaire :

  • accueil des entreprises souhaitant s'installer dans un pays donné,
  • information sur le fonctionnement de l'économie nationale et du marché visé,
  • accompagnement sur des missions de prospection,
  • aide à la communication auprès de la presse locale et des clients potentiels.

 Les deux réseaux sont le plus souvent implantés auprès des ambassades ou des consulats français.

 

Enfin, chaque conseil régional et métropole propose un dispositif d'accompagnement à l'export pour les entreprises locales. Cela se traduit par des aides financières directes et indirectes, et des conseils sur les bonnes pratiques à mettre en œuvre.

 

Yvan Brax, journaliste à La Tribune

 

Vous avez une question ? Venez la poser sur la Communauté !