Qu’est-ce que le crowdlending ?

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iStock Marian Vajcik - Crowdlending.jpgQu'est-ce que le crowdlending ?

Le crowdlending est une forme particulière de financement participatif, spécifiquement dédiée aux entreprises. Mais, contrairement au don, vous pouvez rentabiliser cet investissement. De quoi s’agit-il ? Comment y investir votre argent ? Quelle est la fiscalité applicable ?

 

Crowdlending : définition

Le crowdlending est un système de financement participatif dédié aux entreprises. Elles proposent à des particuliers d’investir dans leurs projets sous forme d’emprunt. En pratique, vous prêtez de l’argent à une société pour un but précis (lancement d’un nouveau produit, reprise…). Si elle a atteint son seuil de financement (comme pour le crowdfunding), elle vous remboursera votre investissement par la suite, moyennant un taux d’intérêt fixé à l’avance.

 

Le prêt participatif peut prendre plusieurs formes :

  • Le prêt simple, comme vu plus haut. Vous ne pouvez pas investir plus de 2 000 euros dans un même projet, pour une durée maximale de remboursement de 7 ans. Le taux d’intérêt est fixé à l’avance,
  • Les minibons : autorisés depuis octobre 2016, leur fonctionnement est plus souple que le prêt simple. Il s’agit de bons de caisse uniquement dédiés au crowdlending, donnant droit à un remboursement avec intérêt, sur 5 ans maximum. Avantage : il n’y a aucun plafond d’investissement.

Autorisé en France depuis la fin 2014, le crowdlending est en plein essor. Les sommes investies doublent d’année en année, pour atteindre 83 millions d’euros en 2016, qui ont servi à financer 651 projets, contre un peu moins de 400 en 2015. Cela s’explique sans doute par les taux d’intérêts élevés : en 2016, ils s’élevaient en moyenne à 7,16 %, d’après le baromètre du site Crowdlending.fr.

 

Crowdlending : comment investir ?

Investir dans un projet de crowdlending est simple. Tout d’abord, vous vous créez un compte sur l’une des nombreuses plateformes existantes, qu’elles soient généralistes (Lendix, Unilend…) ou spécialisées (Upstone, Edukys…). Pour choisir la bonne, intéressez-vous au nombre de projets financés et au taux de défaut, c’est-à-dire le nombre de financements qui n’ont pas été remboursés (entre 1 et 9 %).

Une fois cette étape passée, vous pouvez fureter parmi les différents projets ouverts au financement. Sur chaque page, vous trouvez un descriptif de l’objectif (reprise, achat de matériel, lancement d’un nouveau produit...), des informations financières sur l’entreprise, comme le chiffre d’affaires, et le niveau de risque de l’opération, défini par la plateforme elle-même. Évidemment, les projets les plus risqués sont les plus rémunérateurs.

Vous avez trouvé un projet intéressant. Pour y investir, il vous suffit de faire une proposition de financement, qui ne sera validée que si le palier d’investissement est atteint dans le délai imparti. Si c’est le cas, un contrat de prêt est édité et vous êtes remboursé, avec intérêts, soit périodiquement, soit en totalité à l’échéance.

 

Quelle fiscalité ?

En tant que particulier, les gains que vous touchez du crowdlending, c’est-à-dire les intérêts, sont imposés comme des produits de placement à revenu fixe. Lorsqu’ils vous sont versés, ils sont amputés des cotisations sociales à un taux de 15,5% et d’un acompte forfaitaire de 24%. Sur votre déclaration de revenus, vous devez inscrire le montant brut touché, en déduisant l’acompte.

En cas de défaut de remboursement de la part de l’entreprise, vous pouvez déduire le capital perdu de vos gains tirés du crowdlending lors de la même année puis lors des cinq années suivantes.

 

Yvan Brax, journaliste à La Tribune

 

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