Comment consommer local lorsqu'on habite dans une grande ville ?

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iStock ValentinRussanov - Consommer local.jpg

 

Le circuit court, qu'est-ce que c'est ?        

Pratiquée très couramment avant les révolutions industrielles, la consommation en circuit court a presque disparu au XXe siècle. Elle refait son apparition au début des années 2000 au États-Unis, à San Francisco plus précisément. Une initiative y a été lancée, qui mettait au défi de se nourrir uniquement grâce à des aliments produits à moins de 150 kilomètres de chez soi.

 

Le circuit court est depuis arrivé en Europe et en France, où il est défini ainsi par le ministère de l'Agriculture : « Est considéré comme un circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s'exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu'il n'y ait qu'un seul intermédiaire entre l'exploitant et le consommateur. »

 

Aujourd'hui, environ 20 % des agriculteurs français sont adeptes de ce mode de vente pour leurs produits. Mais lorsqu'on habite au cœur d'une grande métropole comme Paris ou Marseille, il semble difficile de partir à la campagne pour aller faire les courses, au lieu d'aller simplement au supermarché.

 

Les initiatives locavores

La consommation en circuit court a inspiré de nombreux agriculteurs, entrepreneurs et associatifs. De nombreuses structures se sont montées ces dernières années, proposant des solutions diverses pour devenir locavore.

 

En Île-de-France par exemple, le réseau AMAP (pour Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) réunit plus de 150 producteurs franciliens et des milliers de consommateurs. Ces derniers s'engagent pour une durée allant de 6 mois à un an en payant une cotisation d'une centaine d'euros à l'association et reçoivent directement chez eux en contrepartie des paniers de légumes et autres dont la composition dépend de la saison et de la récolte. Mais ce n'est pas qu'un moyen de consommer : des stages auprès des agriculteurs sont organisés, pour découvrir leur travail et nouer des relations avec eux.

 

D'autres circuits moins militants se sont également mis en place. Des supermarchés indépendants se sont spécialisés dans le circuit court, et même certaines grandes chaînes proposent des labels maisons. Ainsi, Casino a lancé en 2011 « Le meilleur d'ici », une inscription indiquant les produits cultivés à moins de 80 kilomètres du point de vente, même dans les grandes villes.

 

Enfin, certains sites internet proposent des annuaires des nombreux circuits courts organisés à travers la France. Sur Mon-panier-bio.com, il vous suffit de vous rendre sur l'onglet correspondant à votre région pour découvrir les producteurs vendant directement leurs produits autour de vous ou encore les initiatives type AMAP.

 

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