Immobilier : l'été profite aux primo-accédants

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Après un printemps morne, les primoaccédants, qui achètent un bien immobilier pour la première fois, redeviennent majoritaires dans l'achat de résidences secondaires, d'après le courtier en crédit immobilier Cafpi. Et cela malgré la hausse des prix et des taux.

 

Les primo-accédants sont de retour. Les statistiques du courtier en crédit immobilier Cafpi pour le mois de juillet le confirment, et ce malgré la hausse continue des prix dans les grandes agglomérations (8 % de hausse en un an à Paris, 7,5 % à Lyon). Ils représentaient au printemps entre 42 et 44 % des acquéreurs, mais sont repassés en tête le mois dernier, avec 55 % des transactions effectuées.
Le directeur général adjoint de Cafpi, Philippe Taboret, reste tout de même prudent. Pour lui, la catégorie des primo-accédants « est fragile, car elle se voit de plus en plus exclue des grandes villes et des zones tendues » à cause de cette hausse des prix – à Bordeaux, le mètre carré a augmenté de 12,2 % en un an, un record –, mais aussi de la remontée des taux des emprunts par rapport à l'automne 2016 : entre 0,2 et 0,4 points de hausse en moyenne.


Un plus grand effort consenti pour l'achat
La conjoncture ne leur est donc pas favorable. Comment alors expliquer leur retour en force ? Les nouveaux propriétaires semblent avoir un pouvoir d'achat plus fort qu'avant, ou du moins consacrent plus de ressources à l'immobilier. Alors qu'ils empruntaient en moyenne 197 893 euros sur 236 mois en juin, ils sont passés à 208 150 euros sur la même période en juillet. Et la hausse s'aperçoit également d'une année sur l'autre : en juillet 2016, ils n'empruntaient que 194 220 euros.
Les primo-accédants consacrent également un budget de plus en plus important à leur résidence principale. La valeur des biens atteignait le mois dernier une moyenne de 4,66 années de revenus, contre 4,54 années en juin, et 4,21 années en juillet 2016. Les autres, eux, consacrent étonnamment moins que le mois dernier : seulement 4,79 années contre 5,72 en juin.
En revanche, ils empruntent moins que les autres accédants pour la première fois. Ces derniers grimpent à 214 254 euros, mais sur 191 mois. Ils ont logiquement de meilleures capacités de remboursement puisqu'ils sont souvent mieux rémunérés que les premiers car plus avancés dans leur carrière.
Enfin, du côté du type de biens achetés, l'ancien est toujours aussi populaire. En juillet, les primoaccédants étaient 84 % à en avoir acheté, en baisse sur un an (85,6 % en juillet 2016), mais en hausse par rapport au mois précédent (81,5%).


Yvan Brax, journaliste à La Tribune

 

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